3h10 le réveil sonne...Allez encore un peu... 3h15, debout! Ça va bien mieux... On descend de notre chambre pour trouver la porte de l'hôtel fermée, petit instant de panique, si on loupe notre bus à cause de ça...mais non, 5 minutes plus tard, on nous ouvre la porte, ouf! Dehors il fait environ moins 1000 degrés, entre chacun de nos pas qui résonnent, on entend le son de nos dents qui claquent... On arrive au "bus 4x4" et pas moyen de trouver un café chaud à cette heure là...dur! On met le maximum de couches sur nous avant de s'installer à nos places. Forcément, le bus part en retard... Ils éteignent les lumières et on commence à essayer de dormir dans les courants d'air, la poussière et le balotage incessant... enfin dormir, disons plutôt qu'on est anesthésiés par le froid!
Un peu plus de 2h plus tard, on arrive à Villazon, la ville frontière de Bolivie. En descendant du bus, plusieurs personnes se jettent sur nous pour nous vendre des trajets de bus pour Salta et, encore grogis par le froid, on accepte bêtement... On s'apercevra plus tard qu'on a payé une commission  (de quelques Euro...) et que, contrairement à ce qu'ils nous ont dit, ce ne sont pas des "coche-cama" (complètement inclinables), mais seulement des "semi-cama" (comme son nom l'indique)...
On refait donc le trajet inverse, passage de la douane boliviene puis de la douane argentine, le douanier demande à Marie d'attendre après le passage à la fouille... que se passe t'il...une valise de drogue a été trouvée? Non, c'était juste le temps de la relève des douaniers, tous au garde à vous et une jolie petite danse! Adieu la Bolivie, on y aura passé 16 bonnes heures!
On retourne ensuite à la gare routière de La Quiaca et, oh miracle, il y a du café chaud et des galettes à manger. Le trajet du retour est toujours aussi magnifique, heureusement parce 2h après être partis, le bus tombe en panne...plus de batterie! On attend 1h et, enfin, un bus de la même compagnie se met à côté et nous permet de redémarrer. Par la suite on serre les fesses à chaque arrêt pour que le bus ne cale pas!
On arrive enfin à Salta, nos sacs à dos une fois sortis de la soute sont plein de poussière et de camboui... Chouette, ça fait super roots!
La bonne nouvelle c'est que l'auberge qu'on a quittée hier a une chambre libre, c'est cool parce qu'ils sont vraiment sympas! Pour se remettre de cette rude journée, on attaque au diner un des fameux T-Bone steak argentin accompagné d'un bon petit vin (Malbec), ça va tout de suite mieux! Nous qui avions peur de leur avoir dit au revoir pour longtemps...