Nous avions découvert Pisco de nuit mais de jour c'est pas beaucoup mieux... Les routes sont défoncées, des gros tas de gravas trônent au milieu, les maisons et les immeubles sont en ruines, seules quelques cabanes montées à la va vite sont encore debout. En effet, depuis le tremblement de terre de 2007, peu de choses semblent avoir été reconstruites malgrés les engins du BTP local qui stationnent un peu partout . Dans tout ça, notre auberge ressemble à une véritable oasis avec ses couleurs vives et sa piscine...
Ce matin nous sommes partis très tôt pour une excursion (dont l'organisation était plus que folklorique!) aux iles Ballestas et à la Réserve Naturelle de Paracas. Après avoir étés balladés de groupes en groupes pour nous trouver une place, on s'est finalement entassés à 40 dans un hors-bord tape cul avec nos beaux gilets de sauvetage (l'engin fonce et atterrit sur les petites vagues dans un bruit sourd, ça secoue dans tous les sens et c'est pas très agréable!). D'abord, on passe devant une grande figure creusée dans la roche à la manière des lignes de Nazca il y a plus de 2000 ans, Le Candélabre. Personne ne sait  exactement d'où il vient ni ce qu'il représente... mais on est contents de l'avoir vu!  Nous arrivons ensuite autour des iles Ballestas (les minis Galapagos) pleines d'oiseaux, de lions de mer et de pinguoins... mais surtout blanches de guano, la fiante des oiseaux qui est recoltée pour en faire de l'engrais donc bonjour les odeurs!
Une fois de retour sur la terre ferme, les os du fessier bien limés, on part pour la Réserve Naturelle de Paracas. Ça commence par un musée (enfin plutôt quelques photos accrochées au mur, là aussi le tremblement de terre a fait des dégats!), puis on se dirige à travers un désert de dunes vers les falaises. Là le spectacle est impressionant et donne le vertige quand on s'approche du bord, d'autant plus que des fissures apparaîssent dans la roche et donnent une impression de faiblesse dans la structure... Ensuite, on reprend le minibus pour lilipuciens (on a 12cm pour passer les jambes) et on longe la côte puis on s'arrête dans un village de pêcheurs (ou plutôt un village de restos à touristes) pour manger. Ici encore, quelques ruines d'anciens restaurant sont visibles. Après un repas décent mais très cher (pour le coin), il est l'heure de rentrer. On finira la journée par un légumage bien mérité au bord de la piscine...