On a mis le réveil à 4h45 mais on a dû le refaire sonner 3 fois avant de réussir à s'extirper du lit... La tête dans le paté, on sort de l'hôtel, on monte dans le seul rickshaw qu'on trouve à cette heure indue, et le vent frais du matin combiné à la conduite sportive du chauffeur finit de nous réveiller. En arrivant à la gare, on a l'impression de débarquer dans un camps de réfugiés, des dizaines de personnes dorment à même le sol. Certaines d'entre elles doivent attendre le train mais d'autres semblent plutôt habiter là... On enjambe quelques corps, et on va se renseigner sur notre train qui n'est affiché nulle part. Le préposé au guichet de renseignements nous rassure en nous confirmant que le train de 6h15 est toujours prévu et qu'il nous suffit d'attendre qu'il soit annoncé. Sur le quai, on rencontre deux autres français, Nolwenn et Guillaume, qui vont au même endroit que nous et qui semblent un peu perdus. En regardant leurs billets, on leur apprend qu'ils sont en fait sur la liste d'attente et qu'il faut qu'ils vérifient qu'ils ont bien des places (merci le Guide du Routard!). Ils courent alors de guichet en guichet, mais finissent par pouvoir confirmer leur voyage. Notre train est finalement annoncé... Mais à 7h15! On trouve donc un petit espace libre (pas facile) et on s'assoit sur nos gros sacs avec nos compagnons de galère. Pendant qu'on enchaine les cafés (enfin, une  boisson chaude qui y ressemble), on surveille l'affichage qui annonce notre train successivement à 7h40, 8h, 8h30 puis 9h... Juste 3h de retard! Il finit quand même pas arriver et on se sépare pour monter dans nos wagons respectifs. A côté de nous, un groupe de femmes discute de façon très animée (pour ne pas dire jacasse) en se marrant... Grâce au mp3, Christophe réussit quand même a dormir une heure. Le paysage, un peu aride parfois, est vraiment beau et fascinant. Ce n'est pas banal de voir des charrettes tractées par des chameaux, des femmes qui tirent l'eau du puit avec des gamins qui s'amusent derrière ou des gens qui se lavent dans une mare. Au bout de cinq heures, on arrive enfin à Jaipur. Un chauffeur de rickshaw nous aborde dés la sortie du train et, comme on n'arrive pas à s'en débarrasser, on finit par craquer. Il faut dire qu'une course à 50 centimes ça ne se négocie pas (il essaiera quand même de nous vendre une visite ou deux...). Il nous dépose à notre hôtel et là, c'est le choc, la chambre est spacieuse, belle, et super clean! Une fois bien installés et un peu reposés, on repart à la gare pour réserver nos billets de trains pour la suite du périple car on entre dans la haute saison et les places se font chères... On n'a pas le temps de faire grand chose d'autre aujourd'hui mais Jaipur nous semble plus détendue qu'Agra et ça, ça n'est pas pour nous déplaire!